Alfa
Club du Sud Ouest
LE MANS
CLASSIC

Alfa 33/2, aux couleurs de la photographe Bettina Rheims.
Le Mans tout simplement
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Vendredi 20 septembre, après avoir retrouvé Jean-Louis et Patrice sur une aire de repos au nord de Poitiers nous arrivons enfin, premier contact un rond point orné d’un superbe chrono, second contact une route large l’herbe de sa bordure parfaitement tondue et surtout en guise de rail de sécurité : des glissières ! Alors là, tout comme Jeanne d’Arc en son temps, j’ai cru entendre une voix : celle de mon alfa sprint 1700 QV qui me dit « vas-y Stèph écrase moi le champignon ! » Au même moment devant à bord de son spider, Patrice subissait la même pathologie : à fond ! Enfin le premier bac à sable nous rappela vite à l’ordre ainsi qu’un képi (!) mais quelle joie de rouler sur ce circuit mythique. Et du mythe on avait pas fini d’en voir et d’en entendre. Nous prîmes place dans le camping interne au niveau de « Maison Blanche ». |
Alfa 33 33 |
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Après une séance « mythique » de montage de tente (d’ailleurs si le club pouvait organiser des stages à ce sujet Jean-Louis y participera volontiers) et un repas dans le centre ville, nous prîmes le chemin des bras de Morphée encoupé du bruit des moteurs, des campeurs quelque peut éméchés. Samedi 21 7h, ça y est les choses sérieuses commençaient, 10 minutes d’attente pour la douche, 25 minutes pour cette dernière, et bien 2 heures pour faire un nœud de cravate (en même temps que le stage des tentes on pourrait faire un stage cravate ?! merci). Eh oui, cravate obligatoire et jeans interdits pour l’accès aux paddocks ;spectacle nostalgique et vibrant « Le Mans Classic » se veut élégant. Les règles du jeu sont données et déjà notre cher Jean-Paul Chastagnol les transgressait déjà (quel rebelle !). |
Nos pass et petit cadeau Alfa en poche, nous pouvions enfin entrer dans le cœur de la manifestation ; direction la loge de notre hôte pour le week end afin de nous inscrire aux différentes festivités préparées à l’occasion par notre constructeur préféré. Son accueil fût réellement chaleureux tant pour le petit dèj, le déjeuner et le souper avec une vue imprenable sur la ligne de départ, les stands. Cette vision était bien entendu, arrosée de champagne (à ce propos inutile de faire un stage « buvage de coup » : on sait y faire ! hips).
Au pied des loges se tenait le paddock n°1 parrainé par Alfa, il abritait donc les voitures du premier plateau et surtout des Alfa : 6 C de 34 ;2,9A de 36 ;8 C Le Mans ;6 CGS et provenant de Milan la bête du Mans 8 C 2900B de 1938 (la mandibule m’en tombe encore !) : absolument superbe, fabuleux …
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Alfa 6C de 1934 |
Alfa 8C 2,9 A de 1936 |
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Alfa 8 C Le Mans 1931 |
Alfa 8 C Le Mans 1931 |
« Le Mans Classic » se déroule ainsi : 305 voitures (Lola TZ0 MK3, Ford GT 40, De Tomaso, Porsche 917, Matra 670, Lotus, Bizzrini, MG, TVR, CD LM, Subaru, OSCA, Ferrari 250 GT SWB …) ayant participé aux 24 H entre 1923 et 1975 vont s’affronter, divisées en 5 plateaux selon leur période. Les voitures sont stationnées dans un paddock qui leur est propre et parrainé par des constructeurs : Alfa, Jaguar, Aston Martin, Ferrari, Porsche.
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Deux Alfa TZ1 | |
Tradition oblige le départ fût donné à 16 h ce samedi pour finir le dimanche à 16 h. Les voitures s’élancent toutes les heures par plateaux successifs et pour 35 minutes, les différents plateaux peuvent ainsi courir 4 fois à diverses heures du jour et de la nuit. Et pour attente musicale nous avions droit non pas à du rap ou de la techno, rock ou autres mais au classic : Mozart, Beethoven et les autres.
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Alfa 2900 B |
Comme tout bon rassemblement d’anciennes, le Mans possède son lot de boutiques rituelles, des ventes aux enchères, et concours d’élégance. De plus en marge de l’épreuve c’était l’occasion de visiter les « plus beaux parkings du monde ». L’un des moments forts du week end fût aussi pour nous l’essai sur piste de l’Alfa 156 GTA et cela entre deux plateaux. Notre pilote venait de remporter le championnat de France de Formule 3 : autant vous dire que pour du sport on en a eu du sport !! Je n’ai jamais parcouru 13 Km aussi vite !! De plus, avis aux futurs acheteurs, la poignée passager tient très très très très bien ! 240 Km/h de moyenne et ce n’est pas celle de Jimmy. Que dire de plus que super, fabuleux. La journée du samedi passa assez vite mais on en profitait comme des gosses et je tiens d’ailleurs à rendre hommage à Jean-Louis et Jean-Paul qui ont su, en fonction des voitures, nous raconter leurs souvenirs d’enfance, leurs anecdotes avec une précision digne d’un mouvement suisse. Mille merci. |
Il faut aussi féliciter Jimmy Montus et Jacky qui ont su nous repérer à l’aide de jumelles depuis les gradins afin de venir trinquer à la bonne santé d’Alfa (les hôtesses s’en souviennent surtout Béatrice).
C’est après un dernier tour dans les paddocks que heureux nous regagnions nos tentes pour nous reposer (dormir étant inutile évidemment) il était 2 h du matin.
La journée du dimanche fût toute aussi riche et belle mais je ne peux pas vous la raconter sur papier, mes deux compères comprendront pourquoi : c’est pas joli joli.
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Le stand Alfa Romeo | |
Bref, « le Mans classic » ça se résume à cela, deux jours de bonheurs, d’extase, de jouissance et c’est LA sortie à faire.
Bravo à Alfa de s’être associé, de cette belle manière, à cette manifestation, et à la sympathie de ses hôtesses : on en redemande. (continue comme ça Stéphane et ta douce amie Christelle risque de t ‘en promettre du « Mans Classic » !!!! NDLR).